Souffle & méditation il y a 15 minAjouter aux favoris

Quand la journée s'emballe et que la tête part vite, il existe une pratique très simple qui aide à revenir dans le corps : un ancrage guidé de cinq minutes, à faire assis, les yeux mi-clos.
Beaucoup de méditations se font les yeux fermés. Il en existe d'autres, plus simples encore, qui utilisent un regard doux - les paupières entrouvertes, le regard posé sans intention, un peu comme quand on regarde un feu de cheminée sans le fixer. Cette forme d'attention élargie détend les tensions du visage et laisse une part au monde extérieur : elle convient à celles et ceux qui trouvent la fermeture des yeux inconfortable, ou qui ressentent des vertiges quand le mental s'agite trop.
C'est cette pratique qu'on appelle soft-gaze meditation dans la tradition contemporaine de la pleine conscience - un ancrage doux, sans fermer complètement la porte au dehors.
S'installer. Assis sur une chaise, les deux pieds bien à plat au sol, ou en tailleur sur un coussin - peu importe la posture tant que la colonne reste libre et droite. Les mains posées sur les cuisses, paumes vers le bas.
Poser le regard. Baisser légèrement les paupières sans les fermer. Le regard tombe naturellement à un mètre devant soi, au sol. On ne fixe rien : on laisse la lumière entrer, sans chercher à discerner les détails. Le visage se détend.
Sentir les points d'appui. Prendre trois respirations lentes. À chaque expiration, sentir les pieds au sol - leur poids, leur température, leur contact avec la chaussure ou le carrelage. Sentir aussi les fesses sur l'assise, les mains posées sur les cuisses. C'est cela, l'ancrage : rappeler au corps qu'il est ici.
Élargir. Sans bouger les yeux, essayer de sentir simultanément : les pieds, le poids sur l'assise, le rythme du souffle qui entre et sort par le nez. Trois choses en même temps. Quand une pensée arrive - elle arrivera - la reconnaître sans la juger, puis revenir doucement au trio pieds/assise/souffle.
Refermer. Après quelques minutes, prendre une inspiration plus profonde, fermer les yeux un instant, sentir le calme, puis les rouvrir doucement.
L'ancrage n'a pas pour but de faire disparaître les pensées : c'est un entraînement doux à revenir. Les pensées reviennent, l'attention repart, on rappelle le corps - voilà toute la pratique. La régularité compte plus que la durée : cinq minutes par jour, sur plusieurs semaines, changent plus qu'une heure exceptionnelle.
La méditation d'ancrage est une pratique de bien-être, un entraînement doux à l'attention. Elle n'est pas un traitement médical : sur un mental très agité, une anxiété persistante ou des troubles du sommeil installés, elle vient en complément - jamais en remplacement - d'un suivi avec un professionnel de santé.
Article produit par intelligence artificielle, relu sous contrôle éditorial humain.
Souffle au quotidien — respirations, méditations, sommeil