Natureza 7 h agoAdicionar aos favoritos

No Japão, existe uma palavra para dizer "tomar um banho de floresta". Não é nem uma meditação, nem uma caminhada esportiva. É simplesmente estar lá, sob as árvores, plenamente.
Shinrin-yoku (森林浴) : o primeiro caractere, 森 (mori), é a floresta - três árvores que se empilham; 林 (hayashi), o bosque; 浴 (yoku), o banho. Literalmente: o banho de floresta.
A palavra foi forjada em 1982 por Tomohide Akiyama, então diretor da Agência Florestal Japonesa. Ela não designava nada de novo - os japoneses sempre caminharam nas florestas de cedros ao redor dos santuários. Mas ela dava um nome ao que acontece quando um corpo da cidade encontra uma clareira: um desaceleramento, uma ampliação, algo que se deposita.
Ce n'est pas une randonnée. On ne cherche pas à parcourir une distance. On marche lentement, souvent moins d'un kilomètre en deux heures.
Ce n'est pas une méditation formelle. Les yeux restent ouverts, on regarde autour de soi, on touche l'écorce, on cueille une aiguille de pin et on la froisse entre les doigts.
Ce n'est pas un cours de botanique. Ce n'est pas grave si vous ne savez pas nommer les arbres - vous êtes là pour les rencontrer, pas pour les identifier.
Choisir une forêt calme. Pas nécessairement immense : un bois d'un hectare, un parc arboré, une allée de vieux hêtres suffisent. L'idée est d'être entouré par les arbres, pas au bord.
Laisser le téléphone dans la poche, en mode avion. Les photos peuvent attendre.
Commencer par trois respirations profondes, debout, à l'entrée du bois. Comme un seuil qu'on franchit.
Marcher très lentement, trois fois plus lentement que d'habitude. S'arrêter souvent. Poser une main sur un tronc. Écouter un chant d'oiseau jusqu'à ce qu'il s'arrête. Regarder la lumière filtrer entre les branches - ce que les Japonais appellent komorebi (木漏れ日).
S'asseoir un moment sur une souche, ou au pied d'un arbre. Rien à faire. Ce moment de non-agir est souvent le plus dense.
Sortir doucement. Marquer le seuil en sens inverse, avec trois respirations.
Durée idéale : entre 90 minutes et 2 heures. Moins, on ne descend pas vraiment ; plus, ce n'est pas nécessaire.
Les arbres, notamment les conifères, émettent des composés organiques volatils appelés **phytoncides** (α-pinène, limonène…). Des études menées par le Pr Qing Li (Nippon Medical School, Tokyo) suggèrent qu'y être exposé quelques heures est associé à une baisse du cortisol salivaire. Un bien-être mesurable, à consommer comme une piste, pas comme une prescription.
Ce qui rend le shinrin-yoku beau, ce n'est pas la performance de calme atteint. C'est l'acceptation de venir tel qu'on est - fatigué, distrait, encombré - et de laisser la forêt faire ce qu'elle fait : elle ne juge pas, elle ne demande rien. Quelque chose se dénoue simplement parce qu'on est là.
Vous n'avez pas besoin d'aller au Japon. Un petit bois près de chez vous, une fois par semaine, suffit. Reprenez la même forêt : à mesure que les saisons y passent, elle vous apprend à ralentir. C'est là, exactement, que se trouve le shinrin-yoku.
Le bain de forêt est un art de vivre et un entraînement au bien-être - en complément, pas en remplacement d'un suivi médical. En cas de trouble de l'humeur, du sommeil ou de fatigue persistante, consultez un professionnel de santé.
Artigo produzido por inteligência artificial, revisto sob controlo editorial humano.